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Combien dure un malus assurance auto et comment le calculer
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Malus assurance auto : comment ça marche, combien de temps ça dure

Comprendre le malus assurance auto en 2026 : coefficient, tableau bonus-malus, calcul après un accident responsable et durée d'application. Guide complet.

Laura PrevostLaura Prevost 12 min de lecture

Le malus assurance auto est une majoration légale de la cotisation appliquée après un accident dont le conducteur est responsable. Chaque sinistre responsable multiplie le coefficient de réduction-majoration (CRM) par 1,25 (+25 %). Ce coefficient baisse ensuite de 5 % par an sans accident, avec un retour à 1 après deux années consécutives sans sinistre responsable.

Votre prime d'assurance auto peut grimper après un accident. Le malus est cette majoration appliquée quand vous êtes reconnu responsable. Derrière ce terme, un mécanisme précis, le coefficient de réduction-majoration (CRM), encadré par le Code des assurances. Selon votre historique de sinistres, votre cotisation peut bondir de plusieurs dizaines de pourcents. Anticiper son fonctionnement, c'est savoir ce qui vous attend sur votre budget, et à quel moment ça s'arrête.

Ce qu'il faut retenir

  • Le malus assurance auto est un coefficient supérieur à 1,00 qui majore légalement votre cotisation après un sinistre dont vous êtes responsable.
  • Un premier accident responsable applique un coefficient de 1,25, soit une hausse de 25 % de votre prime de référence.
  • Le coefficient maximal est plafonné à 3,50 (soit +250 %), quelle que soit l'accumulation de sinistres.
  • Deux années consécutives sans accident responsable ramènent automatiquement le coefficient à 1,00, quel que soit le niveau de malus atteint (« descente rapide »).
  • Le relevé d'information, remis gratuitement par votre assureur sur demande, retrace vos sinistres sur les 5 dernières années.

Le coefficient de réduction-majoration (CRM), c'est le nom officiel du bonus-malus. Il est défini par l'annexe à l'article A121-1 du Code des assurances. Pas question pour un assureur de choisir de l'appliquer ou non, c'est obligatoire pour tous les contrats couvrant la responsabilité civile en France. Sauf exceptions, véhicules de collection, deux ou trois-roues de moins de 125 cm³, etc.

Tout conducteur commence à 1,00 (100 % de la prime de référence). Chaque année, à la date anniversaire du contrat, le coefficient bouge. En fonction des sinistres, ou de leur absence, sur la période annuelle de référence.

Selon service-public.fr (janvier 2026), « le bonus-malus modifie légalement le montant de la cotisation en fonction de votre comportement au volant ». Ce n'est pas une faveur commerciale. C'est la loi.

Le CRM suit le conducteur, pas la voiture. Vous changez de véhicule ou d'assureur ? Le coefficient vous colle à la peau. Le relevé d'information, document gratuit fourni par tout assureur sur demande, fait foi auprès du suivant.

Pour les garanties autour de votre contrat, notre guide sur l'assurance auto : garanties, tarifs ainsi que comparatif va plus loin.

Calcul du malus assurance auto : la formule officielle

Calculez votre coefficient bonus-malus après sinistre

Outil officiel : Fiche officielle bonus-malus (service-public.gouv.fr)

Tout se passe localement dans votre navigateur ; aucune information saisie n’est transmise. Un décompte d’usage anonyme, sans aucune donnée personnelle, est seul relevé.

Simulation fondée sur le coefficient de réduction-majoration officiel (art. A121-1 du Code des assurances). Le montant réel dépend de la prime de référence fixée librement par votre assureur ; ce calcul n'engage que les règles nationales du CRM, hors majorations commerciales éventuelles.

Le calcul du malus suit des règles précises, fixées par Légifrance. Un sinistre responsable pendant la période annuelle de référence ? Votre coefficient en cours est multiplié par 1,25. Responsabilité partielle seulement, le multiplicateur descend à 1,125 (racine carrée de 1,25).

À lire aussi : malus auto : combien de temps dure-t-il.

À lire aussi : l'olivier assurance auto : garanties, tarifs 2026.

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À l'inverse, une année sans sinistre responsable réduit le coefficient de 5 % (multiplication par 0,95). Plancher, 0,50, le bonus maximum. Et à l'autre extrémité, impossible de dépasser 3,50, soit 250 % de majoration. C'est le plafond légal.

Prenons un cas simple. Un conducteur à 1,00 est reconnu entièrement responsable d'un accident. Nouveau coefficient, 1,00 × 1,25 = 1,25. Rebelote l'année suivante ? 1,25 × 1,25 = 1,5625, arrondi à 1,56.

Détail important d'après Légifrance :

  • 25 % de majoration pour un sinistre responsable unique sur la période
  • 50 % si l'assuré est responsable de trois sinistres ou plus durant cette même période annuelle

Ces pourcentages s'appliquent sur le coefficient en vigueur. Pas sur la prime initiale.

Tableau bonus-malus assurance : les coefficients année par année

Voici un tableau qui montre comment le coefficient évolue. Cas d'un conducteur débutant à 1,00 :

AnnéeÉvénementCoefficient résultantVariation prime
An 1Aucun sinistre0,95-5 %
An 2Accident responsable1,19+19 %
An 3Aucun sinistre1,13+13 %
An 4Aucun sinistre1,07+7 %
An 5Aucun sinistre1,02+2 %
An 6Aucun sinistre0,97-3 %

Une réalité saute aux yeux, un seul accident responsable efface plusieurs années de bonus. Quelqu'un qui avait atteint 0,80 (4 ans sans sinistre) remonte directement à 1,00 après un accident. Retour case départ.

À l'inverse, voici comment le coefficient descend pour un conducteur qui n'a aucun sinistre responsable année après année, en partant de 1,00. Le bonus maximum de 0,50 est atteint après 13 années sans accident :

Années sans sinistreCoefficientRéduction de prime
0 (départ)1,00
10,95-5 %
20,90-10 %
30,85-15 %
50,76-24 %
100,59-41 %
13 et +0,50-50 % (plancher)

Les valeurs intermédiaires sont arrondies : chaque année multiplie le coefficient précédent par 0,95. Le calcul se fait sur le coefficient de l'année, pas sur 1,00 à chaque fois. Le seuil de 0,50 est le bonus maximal prévu par le Code des assurances : il ne peut pas descendre plus bas.

La prime de référence ? Elle est fixée librement par l'assureur. Rien dans la loi ne la régule. Le CRM s'applique ensuite comme un multiplicateur sur cette base. Résultat, deux assureurs peuvent facturer des primes très différentes pour un même coefficient.

Autre cas de figure, un conducteur au 0,50 (bonus maximal) qui a un accident passe à 0,50 × 1,25 = 0,625. Le malus paraît faible en valeur absolue. Mais si la prime de référence est élevée, la hausse peut quand même peser.

Premier accident responsable : quel malus concret ?

Un premier accident responsable ? Votre coefficient est multiplié par 1,25. Pour quelqu'un à 1,00 au départ, ça donne 1,25, la prime augmente de 25 %.

Exemple concret, une prime annuelle de 800 € passe à 1 000 €. L'augmentation s'applique à la prochaine date anniversaire du contrat. Pas avant.

Il existe une exception qui mérite le coup d'œil, le premier sinistre responsable en 3 ans pour ceux qui justifient d'un coefficient ≤ 1,00. Certains contrats incluent une clause de « protection du bonus ». Elle neutralise l'effet du premier accident. Ce n'est pas une obligation légale, c'est une option. À vérifier dans vos conditions générales avant de déclarer un sinistre.

Pour les jeunes conducteurs, c'est différent. Service-public.fr précise qu'une surprime s'applique en début de conduite, mais qu'elle est « réduite de moitié chaque année sans sinistre engageant votre responsabilité ». Cette surprime n'a rien à voir avec le CRM. Les deux s'appliquent en parallèle.

La responsabilité dans un accident est établie par constat amiable, rapport de police ou décision judiciaire. Pas de reconnaissance de responsabilité ? Pas de malus. Mais l'assureur peut vérifier la déclaration.

Il existe par ailleurs une protection légale, à ne pas confondre avec l'option commerciale. Selon service-public.fr, un conducteur au bonus maximal de 0,50 depuis au moins trois ans ne subit aucun malus pour son premier accident responsable. Le coefficient reste à 0,50. C'est une disposition du Code des assurances, valable chez tous les assureurs, pas une clause à négocier.

Sinistre non responsable : quand le malus ne s'applique pas

Tous les sinistres ne pénalisent pas votre coefficient. La règle est nette : seul un accident engageant votre responsabilité déclenche le malus. D'après service-public.fr et les principaux assureurs, restent sans effet sur le CRM :

  • un accident dont un tiers identifié est entièrement responsable ;
  • le vol du véhicule ;
  • l'incendie ;
  • le bris de glace ;
  • un cas de force majeure (catastrophe naturelle, tempête).

Autrement dit, se faire emboutir à l'arrêt par un autre conducteur identifié ne fait pas bouger votre coefficient d'un centième. Une nuance à connaître : un accident sans tiers identifié (auteur en fuite, dégât inexpliqué) peut être traité différemment selon les contrats, vérifiez vos conditions générales.

La responsabilité partielle est le seul cas intermédiaire : le coefficient est alors multiplié par 1,125 au lieu de 1,25, soit une majoration de 12,5 %.

Durée du malus assurance auto : combien de temps dure-t-il ?

Le malus ne s'efface pas en un claquement de doigts. Combien de temps ? Deux mécanismes cohabitent, et le second est souvent ignoré.

Premier mécanisme, la baisse annuelle de 5 %. Chaque année sans sinistre responsable réduit le coefficient de 5 % (multiplication par 0,95). Vous êtes passé à 1,25 après un accident ?

  • Après 1 an sans sinistre : 1,25 × 0,95 = 1,19
  • Après 2 ans sans sinistre : 1,19 × 0,95 = 1,13
  • Après 3 ans sans sinistre : 1,13 × 0,95 = 1,07
  • Après 5 ans sans sinistre : environ 1,00

Second mécanisme, la « descente rapide ». C'est la règle décisive. D'après service-public.fr, après deux années consécutives sans aucun sinistre responsable, le coefficient revient automatiquement à 1,00, quel que soit le niveau de malus atteint. Un conducteur monté à 2,50 ne traîne donc pas son malus pendant quinze ans : deux années propres suffisent à le ramener à 1,00. La baisse progressive de 5 % ne concerne que la descente sous 1,00, vers le bonus.

En clair : le malus au-dessus de 1,00 s'efface vite (deux ans), mais reconstruire un bonus jusqu'à 0,50 demande de la patience (jusqu'à 13 ans).

Point important, la révision du coefficient a lieu à chaque date anniversaire du contrat. Pas le 1er janvier. Si vous avez souscrit en octobre, c'est chaque octobre que votre CRM évolue. Sur la base des sinistres des 12 mois précédents.

Vous changez d'assureur ? Les compteurs ne se remettent pas à zéro. Le nouvel assureur réclame le relevé d'information qui retrace les sinistres sur les 5 dernières années. Dissimuler un sinistre ? C'est une fausse déclaration. Sanction possible jusqu'à la nullité du contrat.

Pour bien comprendre ce document et savoir comment l'obtenir rapidement, consultez notre guide sur l'attestation assurance habitation qui explique les démarches similaires applicables à tout relevé administratif lié à vos contrats.

Malus et changement d'assureur : ce que les assureurs vérifient

Changer d'assurance n'efface pas le malus. Le relevé d'information, document que votre assureur doit vous fournir sous 15 jours si vous le demandez, contient tout, historique des sinistres sur 5 ans ainsi que coefficient actuel. Le nouvel assureur le demande ou le reçoit systématiquement.

Les assureurs ont le droit de refuser un conducteur trop malussé (coefficient élevé). Ou de lui appliquer une prime encore plus haute que celle calculée par le simple CRM. Certains se sont spécialisés dans les conducteurs à risque. Leurs tarifs ? Nettement au-dessus de la moyenne.

Si vous partagez votre véhicule dans le cadre d'une colocation, pensez à vérifier aussi les implications sur votre couverture logement, les règles en matière d'assurance habitation et colocation peuvent avoir un impact indirect sur vos obligations contractuelles.

Si aucun assureur ne vous accepte, il reste une solution, le Bureau Central de Tarification (BCT). Il peut imposer à un assureur de vous couvrir, au tarif qu'il fixe. Procédure rare, mais c'est un filet de sécurité légal.

Besoin de savoir dans quels cas un assureur peut résilier votre contrat, par exemple après des sinistres répétés ? Notre article sur les motifs de résiliation d'assurance vous éclaire.

Et attention, certains assureurs ajoutent une surprime de résiliation si votre précédent contrat a été résilié pour sinistres. Cette info figure aussi dans le relevé d'information.

Malus CO2 vs malus assurance auto : ne pas confondre les deux

Attention à ne pas confondre. Le mot « malus » cache deux choses très différentes. Le malus assurance auto (CRM), une majoration de cotisation annuelle liée à votre conduite. Le malus CO2 (ou malus écologique), une taxe fiscale unique à l'achat d'un véhicule neuf polluant. Zéro rapport avec vos accidents.

En 2026, le malus CO2 peut atteindre des sommes impressionnantes. Selon service-public.fr, un véhicule émettant 186 g de CO2/km se voit appliquer un tarif de 64 356 €. Le cumul malus masse + malus CO2 est plafonné à 80 000 € d'après economie.gouv.fr.

Certains profils bénéficient d'exonérations ou de réductions, familles nombreuses, personnes en situation de handicap, véhicules adaptés. Un véhicule équipé pour personne handicapée peut voir son malus CO2 tomber à 50 € en 2026 au lieu de 45 990 €, toujours selon service-public.fr.

Les deux malus coexistent, sans se cumuler dans vos cotisations d'assurance. Le malus CO2 se paie une fois à l'immatriculation. Le malus assurance, lui, est recalculé chaque année à la date anniversaire de votre contrat.

Réduire ou éviter le malus : les leviers concrets

Quelques leviers existent pour limiter l'impact du malus. À condition d'y réfléchir avant.

Avant de déclarer un sinistre, posez-vous la question. Les dégâts sont faibles, inférieurs à la franchise plus la hausse de prime sur 2-3 ans ? Payer directement la victime peut être plus rentable. À condition qu'elle accepte et que vous ayez un écrit.

La garantie « protection du bonus » neutralise l'effet d'un premier sinistre responsable sur une période donnée (3 ans souvent). Option proposée par pas mal d'assureurs, moyennant une surprime modeste. La déclaration a bien lieu, mais le malus n'est pas appliqué.

La conduite accompagnée (AAC) fait baisser la surprime des jeunes conducteurs dès l'obtention du permis. Pourquoi ? Parce qu'ils arrivent avec un meilleur profil de risque aux yeux des assureurs.

Un stage de sensibilisation à la sécurité routière peut, selon certains contrats, accélérer un peu la réduction du coefficient. Attention, ce n'est pas garanti par la loi. Chaque assureur fait comme il veut.

Enfin, si vous conduisez peu, un contrat au kilomètre peut réduire votre exposition financière. Il ne fait pas baisser le malus lui-même. Mais il limite la prime de référence sur laquelle le malus s'applique.

Fiche pratique

Majoration par accident responsable25 % (coefficient × 1,25)
Plafond 3 accidents +50 % (coefficient 1,50)
Plafond absolu CRM3,50
Réduction annuelle sans sinistre5 % (coefficient × 0,95)
Retour à 1 (« descente rapide »)2 ans consécutifs sans sinistre responsable
Durée pour atteindre le bonus max 0,5013 ans sans sinistre
Surprime jeune conducteur max100 % la 1ʳᵉ année, réduite de moitié chaque an
Base légaleCode des assurances (articles A121-1 et suivants)

Sources

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.

Questions fréquentes sur l'assurance

Qu'est-ce que le malus sur l'assurance auto ?

Le malus est la part majoration du coefficient de réduction-majoration (CRM), le système de bonus-malus prévu par le Code des assurances. C'est un coefficient supérieur à 1,00 qui augmente la cotisation d'un conducteur responsable d'accidents. Obligatoire sur tous les contrats de responsabilité civile automobile en France, il suit le conducteur et non le véhicule.

Comment fonctionne le malus en assurance auto ?

Tout conducteur démarre à un coefficient de 1,00. Chaque sinistre responsable multiplie ce coefficient par 1,25 (responsabilité totale) ou 1,125 (responsabilité partielle), selon service-public.fr. Le coefficient est révisé à chaque date anniversaire du contrat, sur la base des sinistres des douze mois précédents, puis appliqué à la prime de référence fixée par l'assureur.

Quelle est la durée d'un malus ?

Le coefficient baisse de 5 % par année sans accident responsable (multiplication par 0,95). Un malus à 1,25 met environ cinq ans à repasser sous 1,00. Mais après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient revient automatiquement à 1,00, quel que soit le niveau de malus atteint (service-public.fr). Changer d'assureur ne remet rien à zéro.

Quel malus pour un premier accident ?

Un premier accident dont vous êtes totalement responsable multiplie le coefficient en cours par 1,25. Pour un conducteur à 1,00, la cotisation de référence augmente de 25 %. Exception officielle : un conducteur au bonus maximal de 0,50 depuis au moins trois ans ne subit aucun malus pour son premier accident responsable.

Un sinistre non responsable entraîne-t-il un malus ?

Non. Un accident où vous n'êtes pas responsable, tout comme le vol, l'incendie, le bris de glace ou un cas de force majeure, n'a aucun effet sur votre coefficient (service-public.fr). Seuls les sinistres engageant votre responsabilité déclenchent le malus. Un accident sans tiers identifié peut toutefois être traité différemment selon le contrat.

Malus CO2 et malus assurance auto : quelle différence ?

Aucun lien entre les deux. Le malus assurance auto (CRM) est une majoration annuelle de cotisation liée à vos accidents responsables. Le malus CO2 est une taxe fiscale unique à l'achat d'un véhicule neuf polluant, plafonnée à 80 000 € en 2026 (economie.gouv.fr). L'un joue sur la prime chaque année, l'autre est un coût d'achat ponctuel.